Amiante
Publié le 27 Août 2025

Le Diagnostic de Performance Énergétique va connaître un changement majeur à partir du 1ᵉʳ janvier 2026. Cette révision, présentée par le gouvernement, vise à ajuster la méthode de calcul afin qu’elle reflète plus fidèlement la réalité énergétique des logements français et le mix énergétique national.
Actuellement, certains systèmes de chauffage, notamment électriques, sont pénalisés dans le classement. Alors même que l’électricité en France provient en grande partie de sources peu carbonées, comme le nucléaire ou les énergies renouvelables. Cette situation pouvait conduire à des étiquettes énergétiques jugées injustes par les professionnels. La nouvelle méthode prendra donc mieux en compte ces réalités, avec des coefficients de calcul révisés. Conséquence : certains biens pourraient alors bénéficier d’une amélioration de leur note, parfois sans modification de leur consommation réelle.
Cette évolution pourrait réduire le nombre de logements classés F ou G, aujourd’hui ciblés par les interdictions progressives de mise en location. Pour les propriétaires, cela pourrait signifier une revalorisation du bien ou un élargissement du public acheteur. Les pouvoirs publics précisent toutefois que ce reclassement ne doit pas dissuader d’engager des travaux de rénovation. Ces derniers restent indispensables pour diminuer la consommation énergétique et améliorer le confort.
En modernisant le calcul du DPE, l’État entend restaurer la confiance en un indicateur devenu central lors des ventes et des locations. Ce nouvel outil, plus en phase avec les objectifs climatiques, doit donc aider à orienter les choix de rénovation et à accélérer la transition vers un parc immobilier plus performant.
La réforme marque, à ce titre, une étape importante dans la stratégie nationale de réduction des émissions et dans la valorisation d’un habitat durable et économe.