Amiante
Publié le 14 Novembre 2025

La question écrite déposée au Sénat par Pauline Martin le 9 octobre 2025 relance le débat sur la fiabilité du Diagnostic de Performance Énergétique. La sénatrice alerte ainsi sur une incohérence persistante : malgré les intentions affichées par la réglementation, le DPE ne mentionne pas les consommations réelles d’énergie lorsqu’elles sont connues. Alors que ces données permettraient de mieux refléter la performance du logement.
Le DPE, devenu un outil central du marché immobilier, repose sur des calculs conventionnels qui ne tiennent pas compte des usages réels. Or, les différences entre estimation et consommation effective peuvent être considérables selon la taille du foyer, les habitudes ou l’équipement. Pour les locataires et les acquéreurs, cette absence de données concrètes limite la portée du diagnostic, pourtant censé guider leurs décisions en matière d’achat, de location ou de rénovation.
La sénatrice propose donc d’intégrer systématiquement les consommations réelles dans le DPE, dès lors que les informations sont disponibles. Cette réforme renforcerait la transparence et offrirait une vision plus juste du confort thermique et des dépenses énergétiques. Elle permettrait aussi d’ajuster plus finement les dispositifs d’aide à la rénovation et de mieux évaluer l’impact des politiques publiques sur la transition énergétique.
En donnant au DPE une base de mesure plus concrète, l’État pourrait améliorer la confiance du public. Il serait par ailleurs possible de valoriser les logements réellement performants. Ce débat s’inscrit dans un mouvement plus large visant à fiabiliser l’évaluation énergétique du parc immobilier et à accompagner efficacement les objectifs de décarbonation. Une adaptation réglementaire apparaît désormais incontournable pour que le DPE devienne un véritable indicateur de performance. Et non plus une simple estimation théorique.