Amiante
Publié le 18 Septembre 2026

Près de 91 900 logements ont engagé une rénovation énergétique d’ampleur avec une aide de l’Anah en 2024, pour 2,4 milliards d’euros de subventions. Autrement dit, les travaux lourds de rénovation (ceux qui transforment vraiment la performance énergétique d’un logement et son DPE) sont de plus en plus financés par l’État.
Si vous êtes propriétaire occupant, bailleur ou copropriétaire, cette montée en puissance des aides n’est pas qu’un chiffre abstrait : elle change concrètement le budget de vos travaux, le coût de sortie de « passoire thermique » et votre reste à charge.
La note publiée par le Service des données et études statistiques (SDES) donne plusieurs repères très concrets pour votre portefeuille :
Concrètement, cela signifie que, pour un projet type :
Ces montants sont des moyennes nationales, mais ils donnent une image claire : pour des rénovations lourdes (isolation globale, changement de système de chauffage, etc.), l’Anah ne finance pas un « petit coup de pouce », elle prend en charge une grande partie de la facture.
Les chiffres montrent aussi comment les aides sont réparties entre les différents profils de propriétaires et de logements.
Les rénovations d’ampleur sont en grande partie réalisées via MaPrimeRénov’ Ampleur (la version dédiée aux gros travaux de rénovation énergétique) :
En clair, si vos revenus sont modestes, vous faites partie des profils les plus ciblés par ces aides : une part importante des gros chantiers est réalisée chez des ménages comme vous, avec un niveau de subvention généralement plus élevé.
Autre point important pour votre stratégie de travaux :
Si vous êtes copropriétaire, ces chiffres montrent que les gros projets de rénovation énergétique en immeuble (isolation de façade, toiture, chauffage collectif, etc.) se multiplient. Les aides de l’Anah peuvent donc alléger une partie importante de votre quote-part de travaux décidés en assemblée générale.
Si vous êtes bailleur, le fait que Loc’Avantages ne représente que 3 % des opérations montre que ce dispositif reste encore peu utilisé pour les très gros chantiers, mais il existe bel et bien dans le paysage des aides mobilisables.
Le SDES donne aussi une information clé pour les propriétaires de logements mal classés au DPE (les fameuses « passoires thermiques », généralement en étiquette F ou G) :
Autrement dit :
Si votre logement est classé F ou G au DPE, vous n’êtes pas un cas isolé : une grande partie des aides sert précisément à financer la sortie de ce statut. Avec un coût moyen de 41 500 euros de travaux et une prise en charge moyenne de 63 %, cela vous donne un ordre de grandeur du budget à prévoir pour transformer une passoire en logement performant.
Ces données nationales ne remplacent pas un devis, mais elles sont très utiles pour cadrer vos attentes financières avant même de consulter des artisans ou un diagnostiqueur :
Pour affiner votre budget, le point de départ reste le DPE (diagnostic de performance énergétique) et, pour les projets lourds, l’audit énergétique qui permet de définir un scénario de travaux cohérent avec les aides mobilisables.
Les chiffres 2024 montrent une chose claire : les rénovations énergétiques d’ampleur se multiplient, et l’Anah finance en moyenne 63 % du coût des travaux, pour un montant moyen de 41 500 euros par logement. Les ménages modestes et les propriétaires de passoires thermiques sont au cœur du dispositif, et les copropriétés pèsent déjà 42 % des opérations.
Si vous envisagez de rénover un logement mal classé au DPE, ou de participer à un projet global en copropriété, vous pouvez vous appuyer sur ces repères pour estimer votre enveloppe : une facture importante, mais en grande partie compensée par les aides, à condition de monter un dossier solide et de bien articuler diagnostics, audit énergétique et travaux.