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Rénovation énergétique : combien pouvez-vous vraiment économiser grâce aux aides Anah en 2024 ?

Publié le 18 Septembre 2026

Près de 91 900 logements ont engagé une rénovation énergétique d’ampleur avec une aide de l’Anah en 2024, pour 2,4 milliards d’euros de subventions. Autrement dit, les travaux lourds de rénovation (ceux qui transforment vraiment la performance énergétique d’un logement et son DPE) sont de plus en plus financés par l’État.

Si vous êtes propriétaire occupant, bailleur ou copropriétaire, cette montée en puissance des aides n’est pas qu’un chiffre abstrait : elle change concrètement le budget de vos travaux, le coût de sortie de « passoire thermique » et votre reste à charge.

Ce que disent les chiffres 2024 sur le coût réel des gros travaux

La note publiée par le Service des données et études statistiques (SDES) donne plusieurs repères très concrets pour votre portefeuille :

  • 91 900 logements ont engagé une rénovation d’ampleur avec une aide de l’Anah (Agence nationale de l’habitat) en 2024.
  • Ces travaux représentent 2,4 milliards d’euros de subventions versées.
  • Le montant moyen des travaux est de 41 500 euros par logement.
  • Le taux moyen de prise en charge par l’Anah est de 63 %.

Concrètement, cela signifie que, pour un projet type :

  • Sur 41 500 euros de travaux, environ 26 145 euros sont couverts par les aides (63 %).
  • Le reste à charge moyen pour le ménage tourne donc autour de 15 355 euros.

Ces montants sont des moyennes nationales, mais ils donnent une image claire : pour des rénovations lourdes (isolation globale, changement de système de chauffage, etc.), l’Anah ne finance pas un « petit coup de pouce », elle prend en charge une grande partie de la facture.

Qui profite le plus des aides : ménages modestes, aisés, copropriétés ?

Les chiffres montrent aussi comment les aides sont réparties entre les différents profils de propriétaires et de logements.

Les ménages modestes particulièrement aidés

Les rénovations d’ampleur sont en grande partie réalisées via MaPrimeRénov’ Ampleur (la version dédiée aux gros travaux de rénovation énergétique) :

  • Les ménages modestes concentrent 43 % des opérations financées via MaPrimeRénov’ Ampleur.
  • Les ménages plus aisés ne représentent que 12 % des opérations.

En clair, si vos revenus sont modestes, vous faites partie des profils les plus ciblés par ces aides : une part importante des gros chantiers est réalisée chez des ménages comme vous, avec un niveau de subvention généralement plus élevé.

Copropriétés, bailleurs : où se situent les opportunités ?

Autre point important pour votre stratégie de travaux :

  • Les copropriétés représentent 42 % des rénovations d’ampleur aidées.
  • Le dispositif Loc’Avantages, destiné aux bailleurs qui acceptent de louer moins cher en échange d’un avantage fiscal, ne pèse que 3 % des rénovations.

Si vous êtes copropriétaire, ces chiffres montrent que les gros projets de rénovation énergétique en immeuble (isolation de façade, toiture, chauffage collectif, etc.) se multiplient. Les aides de l’Anah peuvent donc alléger une partie importante de votre quote-part de travaux décidés en assemblée générale.

Si vous êtes bailleur, le fait que Loc’Avantages ne représente que 3 % des opérations montre que ce dispositif reste encore peu utilisé pour les très gros chantiers, mais il existe bel et bien dans le paysage des aides mobilisables.

Sortir de la passoire thermique : combien ça vous coûte vraiment ?

Le SDES donne aussi une information clé pour les propriétaires de logements mal classés au DPE (les fameuses « passoires thermiques », généralement en étiquette F ou G) :

  • 46 800 passoires thermiques ont été rénovées.
  • Ces passoires représentent 51 % des logements aidés.
  • Pour les bénéficiaires de MaPrimeRénov’ Ampleur, cette part grimpe à 74 %.

Autrement dit :

  • Plus d’un logement aidé sur deux était une passoire thermique.
  • Et pour les gros projets financés via MaPrimeRénov’ Ampleur, près de 3 logements sur 4 étaient des passoires.

Si votre logement est classé F ou G au DPE, vous n’êtes pas un cas isolé : une grande partie des aides sert précisément à financer la sortie de ce statut. Avec un coût moyen de 41 500 euros de travaux et une prise en charge moyenne de 63 %, cela vous donne un ordre de grandeur du budget à prévoir pour transformer une passoire en logement performant.

Comment ces chiffres peuvent guider votre budget de rénovation

Ces données nationales ne remplacent pas un devis, mais elles sont très utiles pour cadrer vos attentes financières avant même de consulter des artisans ou un diagnostiqueur :

  • Pour un projet de rénovation globale (et pas seulement un petit geste isolé), viser un budget de l’ordre de plusieurs dizaines de milliers d’euros est réaliste.
  • Les aides de l’Anah, via MaPrimeRénov’ Ampleur et les autres dispositifs, peuvent couvrir en moyenne près des deux tiers du montant des travaux.
  • Votre reste à charge moyen, lui, se situe autour d’un bon tiers de la facture.
  • Si vous êtes ménage modeste, les chiffres montrent que vous faites partie des principaux bénéficiaires, ce qui peut réduire encore plus votre effort financier par rapport à la moyenne.
  • En copropriété, la dynamique est forte (42 % des rénovations) : les aides peuvent donc peser lourdement dans le financement des travaux votés en assemblée, et alléger votre appel de fonds.

Pour affiner votre budget, le point de départ reste le DPE (diagnostic de performance énergétique) et, pour les projets lourds, l’audit énergétique qui permet de définir un scénario de travaux cohérent avec les aides mobilisables.

Conclusion : un contexte favorable pour les gros travaux, si vous préparez bien votre dossier

Les chiffres 2024 montrent une chose claire : les rénovations énergétiques d’ampleur se multiplient, et l’Anah finance en moyenne 63 % du coût des travaux, pour un montant moyen de 41 500 euros par logement. Les ménages modestes et les propriétaires de passoires thermiques sont au cœur du dispositif, et les copropriétés pèsent déjà 42 % des opérations.

Si vous envisagez de rénover un logement mal classé au DPE, ou de participer à un projet global en copropriété, vous pouvez vous appuyer sur ces repères pour estimer votre enveloppe : une facture importante, mais en grande partie compensée par les aides, à condition de monter un dossier solide et de bien articuler diagnostics, audit énergétique et travaux.

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