Amiante
Publié le 21 Juillet 2026

Un projet d’arrêté concernant les réseaux de chaleur et de froid efficaces est actuellement en consultation publique, avec une entrée en vigueur prévue au 1er janvier 2026. Cette évolution réglementaire vise à mieux encadrer la manière dont sont classés ces réseaux, en précisant notamment la notion d’« efficacité » et la façon de calculer la part d’énergie renouvelable utilisée. Si votre logement ou immeuble est raccordé à un réseau de chaleur ou de froid, ou si vous envisagez d’acheter, de louer ou de vendre un bien concerné, voici les réponses aux principales questions que vous pouvez vous poser.
Cette réglementation cible directement les bâtiments (immeubles collectifs, logements, locaux professionnels) raccordés à un réseau de chaleur ou de froid. Cela concerne donc les copropriétaires, propriétaires bailleurs, locataires dont le chauffage ou la climatisation dépend de ce type de réseau, mais également les personnes susceptibles d’acheter ou de vendre un bien ainsi alimenté.
Un réseau de chaleur ou de froid efficace, selon ce projet d’arrêté, est un réseau qui utilise une part importante d’énergie renouvelable (comme la géothermie, la biomasse) ou de récupération (chaleur issue de procédés industriels, par exemple). L’efficacité de ces réseaux est importante car elle a un impact direct sur les émissions de gaz à effet de serre de votre logement et sur la valorisation énergétique mentionnée dans vos diagnostics immobiliers (notamment le DPE, Diagnostic de Performance Énergétique).
Le texte prévoit plusieurs changements concrets :
Ces précisions s’appliqueront à partir du 1er janvier 2026.
À court terme, la nouvelle réglementation ne modifie pas directement le montant de votre facture, mais elle pourrait influencer la performance du réseau auquel votre logement est raccordé et donc, à terme, la valorisation de votre bien ou ses charges. Par ailleurs, si un réseau n’atteint pas le niveau d’efficacité requis et dépasse le seuil de 5 MW, il devra établir un plan d’amélioration. Cela peut avoir un impact sur la gestion collective dans les copropriétés et, à plus long terme, sur le coût ou la qualité du service.
Oui, si le réseau auquel votre immeuble ou logement est raccordé ne correspond pas à la définition d’« efficace » donnée par le projet d’arrêté, et que sa puissance dépasse 5 MW, il devra mettre en place un plan d’amélioration. Cela implique un suivi plus strict de ses performances et, potentiellement, des travaux ou des optimisations dans la gestion du réseau, ce qui peut concerner votre copropriété ou votre bailleur.
L’entrée en vigueur du texte est prévue pour le 1er janvier 2026, sauf pour les modalités d’approbation des plans d’amélioration, qui s’appliqueront dès le lendemain de la publication officielle de l’arrêté. Le projet distingue également les modalités d’approbation selon la nature du réseau. Pour les modalités précises de calcul, un guide sera publié sur le site Internet du ministère chargé de l’Énergie. Il n’a pas été fait mention d’exceptions particulières dans le texte présenté.
Si vous êtes propriétaire, copropriétaire ou locataire d’un logement raccordé à un réseau de chaleur ou de froid, il peut être utile de vous renseigner sur la performance de votre réseau et sur la façon dont il se situe par rapport à la nouvelle définition d’efficacité. Cela peut influencer la valeur verte de votre bien, vos charges à moyen terme, et la conformité de votre logement en cas de vente ou de location. Restez attentif aux communications de votre syndic ou bailleur si des plans d’amélioration doivent être mis en place à partir de 2026.